16.03.2008

This is the end

 ... of this world.

Petit pincement au coeur quand même. Oui.

J'ai réussi à revenir après avoir pris une autre direction, c'est sans doute déjà ça.

http://courliswhowuw.hautetfort.com/

Maintenant, je vais essayer de me rappeler, sans être trop tristoune.

Et je vous dit : ailleurs. 

Et je suis super niaiiiiise, ouiiiii ! J'me tiens plus, ça y'est, wuwuw ! 

2 en 1 : Sentiment multiple & Co


une note-brouillon depuis presque un an, soit depuis la création de ce blog à peu de choses près. Finalement.
 
 
Sommeil en recherche, sommeil en appât
J’attends, le temps, la nuit, ils ne s’assemblent pas
Je compte les secondes en perdition pour une fois
Elles se larguent, se délarguent et ne se ressemblent pas

Depuis des heures déjà, le trafic n’est qu’éphémère
Sur autant d’espace, le noir recouvre et refroidit l’air
Depuis des heures encore, je ne peux que trouver porte close
Sur tout cet espace, on m’a dit « un temps pour chaque chose »

Tu m’as dit aussi « une chose après l’autre » et pourtant
Le sens n’est rien et plus rien n’a de sens à l’instant
Le déséquilibre et la folie me peuplent pour ambiance
Sur fond de besoin, il me faut les serrer en silence
 
 
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& Co
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Pour vie ou pour mort, je me promets à nous deux
Illusion à tort ou espoir embué, j’ai envie, je nous veux
Pour des semaines ou des années, il m’importe si peu
Ma faille est mon ignorance et ma solitude est mon mieux

Je souhaiterais, autrement, apprendre à te connaître
Enseigne-moi alors, l’ultime gamme de ton bien-être
Laisse-moi te redessiner comme les contours de sa bouche;
Amour ; sentiment ainsi nom par ceux quil touche.
 
*~* Courlis *~* Août '06 ~*~

16.02.2008

Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part

... c'est juste qu'il fallait trouver un titre à cette note.

Rassemblées sous ce titre, je suis en train de lire une série de nouvelles d'Anna Gavalda. Et puis ... Avant d'entamer la dernière d'entre elles, je me suis endormie, tordue, la tête au pied du lit, la bouche ouverte ... la loose comme dirait l'autre.

Et je me suis réveillée et j'ai eu l'impression d'être un de ses personnages. Ce histoires débordantes de solitude, d'espoirs fatigués, de gravité parfois, d'Humanité en somme ... A peu de choses près, ce que dit le quatrième de couverture (je crois que c'est ça ... L'arrière du livre en fait)

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 «  Quand j’arrive à la gare de l’Est, j’espère toujours secrètement qu’il y aura quelqu’un pour m’attendre. C’est con. J’ai beau savoir que ma mère est encore au boulot à cette heure-là et que Marc n’est pas du genre à traverser la banlieue pour porter mon sac, j’ai toujours cet espoir débile. »

Les personnages de ces douze nouvelles sont plein d’espoirs futiles, ou de désespoir grave. Ils ne cherchent pas à changer le monde. Quoiqu’il leur arrive, ils n’ont rien à prouver. Ils ne sont pas héroïques. Simplement humains. On les croise tous les jours sans leur prêter attention, sans se rendre compte de la charge d’émotion qu’ils transportent et que révèle tout à coup la plume si juste d’Anna Gavalda. En pointant sur eux ce projecteur, elle éclaire par ricochet nos propres existences.

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Et quelle vérité, quelle banalité … Je ne sais pas quoi dire parce que tout est dit. Les mots ont souvent ce effet sur moi. Ceux là, ceux du livre, ceux de pages, de cours, de feuilles, de brouillons, ceux retrouvé au fond d’un nounours sac-à-dos .. Ceux déchirés en mille morceaux et fichus à la poubelle, ceux que j’ai perdu, ceux dont je voudrais me souvenir, ceux des chansons, tellement … Les vôtres, les miens. Tous. C’est mon accès à moi, au monde, à la réalité, au sacré, à mon sacré, c’est ce qui m’élève, en tout modestie. Ce qui m’élève, qui me fait ressentir les choses si vous préférez. Et ils ont acquis une fonction tellement vitale pour moi (pour nous tous je pense), le besoin en est si pressant que petit à petit, ils ont construits leurs automatismes, ce qui me fait tourner, pas toujours très juste du reste.

Et aujourd’hui je suis à Charleroi, et comme presque à chaque fois que j’y suis, le temps s’arrête. Alors j’écris, je lis, j’écris, je lis et j’écris encore … Ici, dans des marges, dans un document word, sur un papier usé avec un porte-mine en fin de vie parce que c’est maintenant-tout-de-suite-il-le-faut-vite-VITE … Et si parfois il s’agit de désespoir, là je parlerais plutôt de nostalgie, d’angoisses usées et fatiguées. Oui c’est ça, je suis fatiguée, j’ai peur un peu.

Cette note risque d’être longuette…

C’est juste que … (j’adore ce genre de prémices, pardon pardon pardon) ce n’est pas Charleroi uniquement, c’est tout ce que ça représente … Ce que ça représente, c’est la solitude, l’éternel sourire. La peur de revivre ce qui a été douloureux, cette fin de cohabitation difficile avec mes parents, il y a deux ans et demi. La peur qu’il me parle de ça et de leur parler. Et donc Charleroi, c’est aussi garder à flot cette capacité à noyer le poisson*. Parce que si ce n’est pas leurs paroles, leurs pensées, leurs idées, leurs questions (et mes réponses) que je noie, c’est moi que je vais noyer. C’est ma relation avec eux. Noyer le poisson, c’est éviter, c’est fuir… Je ne suis pas encore tout à fait prête à affronter certaines choses et c’est vrai que ça me travaille de plus en plus. (Comme ma solitude, comme mon grand âge, et mes perspectives d’avenir, comme ma sensibilité et toutes mes relations, tous mes sentiments, tous ces instants nouveaux, tout ce je ne vis que dans ma tête, jour après jour.)

*Noyer le poisson, c’est ça en fait … C’est vous perdre en route, comme maintenant. J’adore faire ça --- Parce que je ne sais pas trop non plus où je vais. --- Mais la philosophie des miroirs (les uns dans les autres… Introspecte toi toujours plus loin…La définition qui renvoie à une autre qui renvoie elle-même à une autre … ) ça risque de devenir lourd à la fin alors j’arrête.---

A Charleroi, je dois être forte, très près de mon image. Et donc le temps s’arrête et je ne suis plus vraiment moi … ou je n’arrive pas à me sentir entière, quelque chose comme ça. Et à chaque fois que je me sens loin de moi – ou de ce que je voudrais être, probablement – il y a de la nostalgie et un peu de peur … pour en revenir à ce que je disais. Vous voyez, on y arrive toujours…On y revient sans cesse. Alors, je ne doute pas qu’un jour j’y arrive mais en attendant j’y reviens sans cesse …

Et le passé n’est pas le seul à me peser ici. Il y a tout ce que j’ai gagné depuis. Une peur que tout s’en aille. Parce qu’ici, j’ai l’impression de ne plus y avoir accès. Et parce qu’ici, j’attends que ça passe, je suis figée, et j’observe inlassablement, pendant un week-end - un peu plus, un peu moins - , les gens qui, eux, ne le sont pas, qui bougent, qui vivent, qui changent. J’ai tellement peur que tout change, tellement peur que tout change dans la vie de tout le monde que j’en sois évincée. Peur, parce que si c’était le cas, il ne me resterait plus qu’une vie dont je ne veux pas et surtout, surtout, parce que Bruxelles, c’est la plus belle chose que je désire. C’est l’espoir et ça l’a toujours été, avant même que je m’y découvre. Maintenant, tout est plus accompli, plus fort.

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Note que je viens de retrouver. Parmi les 128 autres en ligne, elle trainait en tête de liste, non publiée. Poor poor … (… boy from a poor family, spare him his life from this monstrosity (8) ) Elle doit dater d'il y a deux-trois semaines.

 
 

15.02.2008

Depuis quand ?

Mais... depuis quand les années se confondent ? Depuis quand ai-je commencé à oublier depuis quand elle était partie ?

Snif.

Snif.

Snif.

Il est triste de perdre, il est triste d'oublier, il est triste de se souvenir et de ne plus y arriver, il est triste que la pensée, elle, ne faiblisse pas mais c'est peut-être parce que c'est tout ce qu'il nous reste.

Franchement, la vie, des fois, c'est vraiment nul, nul, NUL. 

Mme P. excusera ma tristounerie qui alourdit sans doute la sienne, c'était juste comme ça. Vider un peu. " Pleurer en silence ". A l'intérieur.

11.02.2008

Sigur Ros - Saeglopur